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Küreselleşmenin Türkiye’deki Tarihi 1. Cumhuriyet Öncesi Dönem

5. KÜRESELLEŞME SÜRECİNİN TÜRKİYE ÜZERİNDEKİ ETKİSİ

5.1. Küreselleşmenin Türkiye’deki Tarihi 1. Cumhuriyet Öncesi Dönem

Selon Stufflebeam (1980), l’évaluation du contexte consiste à définir l'environnement, à identifier les besoins à combler et à diagnostiquer les problèmes rencontrés. Pour cet auteur, la structure et les objectifs du programme, les apprentissages réalisés, etc., sont les principaux éléments constituant le contexte. L’évaluation des intrants vise à fournir l’information nécessaire pour identifier et évaluer les ressources disponibles et déterminer comment les utiliser en vue d’atteindre les objectifs, de la façon la plus rationnelle et efficace possible.

L'évaluation du processus consiste à s’assurer de la conformité de la mise en œuvre des procédures planifiées en fonction des objectifs définis.

C’est dans cet esprit que les recherches rapportées dans cette section sont répertoriées en fonction d'études recensées en termes de besoins de formation ou de connaissances à enseigner et de compétences nécessaires pour une formation en administration des services de soins infirmiers

Ainsi, l’étude descriptive initiée par Frank, Aroian et Tasbea (2003) évalue des programmes de formation en gestion des soins infirmiers dans plusieurs universités aux États-Unis. Cette étude vise particulièrement à renseigner les administrateurs sur les besoins de formation dans les programmes de 2e cycle en gestion des services de soins. La technique Delphi a été utilisée pour recueillir l’information auprès de concepteurs de programmes. Elle a pour but de mettre en évidence des convergences d’opinion et de dégager certains consensus sur des sujets précis, grâce à l’interrogation d’experts, à l’aide de questionnaires successifs. Un groupe d’experts est réuni et ils échangent leurs vues et chacun donne individuellement des évaluations et des suppositions à un facilitateur/animateur qui passe en revue les données et publie un rapport résumé.

Sur les 338 concepteurs de programmes pressentis, 180 ont accepté de participer soit 53% desquels 105 étaient exploitables. Ce qui représente un taux de participation de 31 %. Un questionnaire composé de 91 items à choix multiples portant sur les différentes orientations des programmes et sur les besoins de formation a été administré. Les données ont été analysées par des méthodes de statistiques descriptives. Selon les concepteurs, les programmes répondent aux besoins de formation de ce type de personnel tels que définis par l’AACN et par l’AONE. Cependant, ils affirment que pour attirer plus d’étudiants, ces programmes devraient être

améliorés en s’orientant davantage vers des thèmes tels que le développement du leadership, le développement des organisations et la gestion financière.

Dans la présentation de cette étude, les auteurs ne précisent ni le mode de recrutement, ni le nombre de participants au groupe final de recherche de consensus, ni le déroulement de l’enquête. Ainsi, il est difficile de savoir si tous les participants détenaient l’expertise nécessaire pour poser un jugement sur ces programmes. Ceci constitue une limite importante de cette étude.

Dans une étude exploratoire, Gould, Kelly, Goldstone et Maindwell (2001) ont tenté de déterminer les besoins de formation professionnelle des infirmiers gestionnaires britanniques et de proposer des pistes de travail pour l’élaboration de programmes de formation destinés à cette population. Un questionnaire a été administré à 182 infirmiers gestionnaires et 15 d’entre eux ont participé à une entrevue. Les auteurs ne précisent pas le nombre de questionnaires envoyés, d’où notre impossibilité de connaître le taux de participation. Les données d’entrevue ont été transcrites puis analysées en vue de déterminer les thèmes émergents tandis que les données des questionnaires ont été analysées à l’aide de méthodes statistiques descriptives (fréquences et moyennes) et inférentielles (analyses de variance). Les résultats montrent que la réalisation de plusieurs activités de la fonction de l’infirmier gestionnaire exige plus de formation. Notamment, le management, le travail interdisciplinaire, la gestion des ressources humaines et matérielles et la recherche. Les auteurs de l’étude concluent qu’en général les infirmiers se sentent compétents, sur le plan clinique, mais que plusieurs d’entre eux reconnaissent éprouver des difficultés dans l’exécution des tâches liées à la gestion des ressources humaines, la gestion des budgets et à l’utilisation des techniques de l’information.

Pour dresser le profil idéal des futures infirmières gestionnaires américaines, Scoble et Russell (2003) ont sondé leurs opinions au sujet de la formation, l’expérience professionnelle et les compétences nécessaires aux infirmières administratrices de l’avenir. Les chercheurs ont invité 123 personnes à participer à cette étude, de ce nombre, 43 participants ont répondu à un questionnaire incluant des énoncés à choix de réponses et des questions ouvertes. Les répondants ont identifié 173 thèmes à approfondir dans le programme de formation des futurs administrateurs des services de soins, dont les contenus émergents sont l’administration des affaires, le leadership, le management des ressources humaines et financières et le système d’information et de communication. En plus, près de la moitié des répondants (46 %) croit que les futures gestionnaires devraient détenir un diplôme de maîtrise avec une spécialisation en administration pour être mieux préparées à jouer leur rôle. Cette recherche fournit des pistes de travail intéressantes pour l’élaboration de programmes. En outre, elle est très importante pour dresser le profil de futurs administrateurs des services de soins. Cependant, le nombre réduit de répondants (n = 43) constitue une limite à la généralisation des résultats.

Dans une seconde étude, les mêmes chercheuses ont évalué le programme de formation des infirmières administratrices de l’État du Massachusetts (États-Unis) et leurs besoins en formation continue (Russell & Scoble, 2003). A cette fin, un questionnaire a été envoyé à un échantillon de 368 infirmières administratrices œuvrant dans des établissements de soins de longue durée et des agences de soins à domicile. Cent quinze questionnaires ont été retournés, ce qui représente un taux de participation de 31 %. Des informations ont été recueillies sur les caractéristiques sociodémographiques des répondants, les connaissances en administration essentielles et celles à développer. En conclusion, les chercheurs soutiennent que quel que soit le degré d’acquisition des connaissances théoriques en gestion des ressources humaines et

financières, le développement de certaines compétences ne peut se faire que par une formation pratique. De plus, afin d’améliorer la qualité de la formation des infirmiers gestionnaires, ils recommandent de réviser les programmes actuels de formation des infirmiers cadres et d’intégrer l’enseignement des notions telles que les théories sur l’administration des services de soins, la gestion des budgets, le mentorat ou supervision par un conseiller expérimenté et les questions éthiques et morales.

Afin d’évaluer l'efficacité d’un programme de formation des gestionnaires des services de soins de santé en France, Kinet et Hamel (2007) ont réalisé une enquête exploratoire auprès d’employeurs en vue de déterminer les connaissances et les compétences minimales attendues des futurs cadres. Dans cette étude, 13 employeurs composés de directeurs des soins infirmiers, de directeurs d’écoles paramédicales et d’experts ont été interviewés lors d’un entretien semi- directif. Ces auteurs concluent que le type de diplôme obtenu et l’expérience de travail des candidats sont deux critères qui présagent des compétences attendues lors du recrutement de futurs gestionnaires, de même que d’autres connaissances et compétences telles que la communication, le travail en équipe et la gestion des priorités et des conflits.

Dans une autre étude portant sur la formation des infirmiers administrateurs américains, Kleinman (2003) rapporte les opinions de ces derniers sur les compétences nécessaires à l’exercice de leur fonction. Dans cette étude, 35 infirmiers gestionnaires et 93 cadres infirmiers, soit 128 sujets ont répondu à un questionnaire transmis à un nombre indéterminé de personnes. Le questionnaire, conçu par l’auteur, incluait 22 énoncés par rapport auxquels le répondant signifiait son accord à l’aide d’une échelle de type Likert. Selon l’auteur, trois aspects fondamentaux apparaissent plus importants pour l’exercice de la fonction d’administration des services de soins : l’organisation du travail, la gestion des ressources humaines et la gestion des

soins. La majorité des répondants souligne la nécessité d’exiger des cadres qu’ils aient complété une formation de 2e cycle en administration. Les répondants croient que les gestionnaires doivent être préparés à assumer des responsabilités de gestion. De plus, ils suggèrent que les programmes de formation accordent une importance plus grande au développement des compétences de leadership ou aux fonctions de dirigeant. Le mentorat (ou supervision des étudiants en stage par un conseiller expérimenté) est selon les répondants la stratégie clé pour la transmission des connaissances et le développement des compétences.

Cette dernière recherche est importante puisqu’elle identifie plusieurs compétences que les employeurs attendent des nouveaux gestionnaires en soins infirmiers. Ainsi, à l’instar de Russel et Scoble (2004) et Kinet et Hamel (2007), les compétences du gestionnaire reconnues par Kleinman (2003) peuvent servir à la constitution d’un cadre normatif en vue d’évaluer un programme de formation en administration des services de soins infirmiers. Les domaines de connaissances et compétences communes recommandées par ces auteurs sont : le mentorat, l’organisation du travail, la gestion des ressources humaines et financières et le travail en équipe.

En évaluant le programme de formation continue en gestion offert à des gestionnaires en fonction au Département d’administration de la santé de l’Université de Montréal (DASUM), Robitaille (1993) visait à déterminer si le programme avait favorisé l’acquisition de connaissances et le développement de compétences en gestion.

Cette étude rétrospective a été réalisée auprès de 33 volontaires à partir d’entrevues, d’un questionnaire et d’une observation. Les entrevues ont été menées auprès de : a) 28 médecins- gestionnaires ayant participé au programme de formation en gestion offert par le DASUM,

b) trois concepteurs du programme, c) deux employeurs du centre hospitalier où se déroule l’étude. De plus, un questionnaire autoadministré, a été complété par 25 des 27 chefs de département et chefs de service, soit un taux de réponse de 92 %. Une observation du déroulement des activités d'enseignement de l’un des deux modules du programme a été également effectuée. Selon les résultats, les répondants ont jugé que leur participation à ce programme leur a permis d’acquérir des connaissances et de développer des compétences pertinentes pour l’exercice de leur fonction. En outre, 25 % des participants jugeaient avoir acquis des compétences de leaders.

Une limite importante de cette étude rétrospective est qu'elle recourt à un plan de recherche de type post test sans groupe témoin, ce qui ne permet pas de contrôler le niveau des pratiques des gestionnaires au début de leur formation et conséquemment, de juger dans quelle mesure les changements de pratiques observés à la fin de la formation peuvent être attribués à la participation au programme. D’autre part, le chercheur n’a pas précisé le mode de sélection des concepteurs du programme et du personnel de direction qui ont été interviewés. De même, les caractéristiques de la population ainsi que l’intérêt et les objectifs de l’observation du déroulement d’un des modules du programme ne sont pas cités dans cette étude.