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TEMİNAT MEKTUBUNUN GECERLİĞİ, ŞEKLİ VE KURULUŞU

C. TEMİNAT İLİŞKİSİ

III. TEMİNAT MEKTUBUNUN GECERLİĞİ, ŞEKLİ VE KURULUŞU

Bonjour. Merci de nous permettre de présenter les travaux de la Fédération des Observatoires régionaux des urgences (Fedoru) [diapo 1].

Notre plan porte tout d’abord sur la présentation des données Oru et un rapprochement des résultats, enquête Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) et résumés de passage aux urgences (RPU) sur la même journée [diapo 2]. Ensuite, le Dr Pierre-Bernard Petitcolin vous fera un focus sur les données des Oru de 2013 versus la journée Drees.

Les données de l’enquête Drees : On l’a évoqué tout à l’heure, les données concernent une journée de juin 2103 [dia- po 3]. Ce sont des données collectées par le personnel des structures d’urgence par le biais d’un questionnaire papier, et qui sont saisies secondairement sur informatique. Les données sont saisies en temps réel par l’ensemble des intervenants avec une complétude a posteriori. Il a été désigné un référent par établissement qui dispose d’un certain contrôle sur la saisie de l’ensemble des informations. A noter également que l’enquête Drees est constituée de 14 chapitres pour les données des patients contenant un total de 121 items.

Les données RPU : Il s’agit d’un recueil standardisé quotidien des données issues des structures d’urgences hospitalières [diapo 4]. Ce sont des données extraites des systèmes informatiques déployés dans les services d’urgence, ces données sont saisies en temps réel. La complétude des données se fait en temps réel pour 95 % de celles-ci, elle se fait a posterio- ri pour 5 % des manquantes. Il n’est pas mis en place, dans nos établissements, d’outil de supervision nous permettant de corriger les infos saisies au fur et à mesure.

À l’heure actuelle, il a été présenté dans les communications précédentes que nous recensions un peu plus de 700 points d’accueil d’urgence en France (une structure d’urgence pouvant avoir plusieurs points d’accueil). Nous réalisons une étude au niveau de la Fedoru pour savoir quels logiciels sont utilisés dans nos structures. Sur un peu plus de 500 établissements qui ont répondu, nous en sommes à 60 logiciels différents.

Nous ne sommes pas exhaustifs sur l’ensemble des données RPU. Nous sommes très bons sur les données administra- tives, moins bons sur les données médicales et sur le parcours du patient. Nous avons essayé de voir quelles étaient nos problématiques pour saisir ces informations au sein de nos structures d’urgences. Elles sont au nombre de trois :

 L’implication des médecins sur la saisie des informations.

 Les logiciels et leur ergonomie.

 L’utilisation des thésaurus.

Comparaison des données Drees et RPU : Sur le questionnaire initial [diapo 5], les données Drees peuvent-elles être extrapolées sur une année ? Celles des Oru peuvent-elles être amendées par les chiffres de la Drees ?

Nous avons fait un comparatif avec trois Oru : Aquitaine, Limousin et Midi-Pyrénées [diapo 6].

Le volume de passage : Les données Drees ont permis de recueillir 93,6 % d’exhaustivité sur les passages de la journée d’étude [diapo 7]. Ce chiffre conforte l’exhaustivité que nous essayons d’atteindre auprès des Oru. L’Aquitaine ne peut être analysée sur cet item car l’ensemble des structures ne remontent pas à cette date les RPU. Pour le Limousin et Midi- Pyrénées, on note que les données Drees représentent entre 95 et 96% des données des Oru ; nous sommes très proche des 93,6 % présenté précédemment. Il paraît facile de conclure sur ce seul indicateur que les Oru sont exhaustifs sur l’ensemble des passages aux urgences.

La moyenne d’âge des patients : Sur la moyenne d’âge des patients [diapo 8], entre les données Drees et les données RPU, on a une petite différence pour le Limousin. À première vue, les données RPU retrouveraient des personnes plus jeunes dans le Limousin, mais sur la moyenne des trois régions, peu de différences entre les données Oru et Drees.

Part d’activité diurne : Les données Drees et les données des Oru sont à peu près superposables, un petit peu plus de données nocturnes au niveau des RPU [diapo 9].

Part des CCMU 1 : Pour la classification clinique des malades aux urgences (CCMU) [diapo 10], entre les données Drees et les données des Oru, on a peut-être des dossiers un peu plus lourds coté Drees dans le Limousin. En Aquitaine, c’est l’inverse avec moins d’accès pour les patients aux plateaux techniques entre RPU versus données Drees. Ce qui est encore plus surprenant c’est la grosse variation des données CCMU 1 entre les trois régions. Pour essayer de com- prendre cette divergence, nous avons analysé les diagnostics, hors ceux-ci sont les mêmes entre les trois régions. Deux explications possibles ; soit les prises en charge sont totalement différentes d’une région à l’autre, soit l’utilisation de la classification est incontrôlable et donc inadaptée, explication qui nous semble la plus réaliste.

Pourcentage de traumatologie : On a une petite différence entre les données de la Drees et celles des Oru [diapo 11]. On voit que l’on n’a pas utilisé obligatoirement la même méthode pour analyser cette variable qui s’appuie sur de nombreux diagnostics. Le résultat est à peu près le même ce jour, nous ne pouvons assurer qu’il en serait de même sur un autre jour. Pour pouvoir comparer dans de bonnes conditions, il serait utile que l’on ait à chaque fois les mêmes méthodes de calcul quand nous sommes sur des données avec des variables multiples.

Taux d’hospitalisation : C’est le problème entre la comparaison des données de la Drees et des données des Oru [dia- po 12]. Pour la région Midi-Pyrénées, données Drees 20 %, données RPU 24 %. C’est une différence de 4% sur le nombre total des passages, cela représente cependant une différence de 20 % d’hospitalisations entre les deux types de recueil. Ce n’est pas négligeable. La problématique est assez similaire dans le Limousin. En Aquitaine, elle plus impor- tante mais c’est un peu plus difficile à exploiter étant donné que nous ne sommes pas exhaustifs sur l’ensemble des données RPU.

Durée médiane de passage : Quand on prend les chiffres région par région, on retrouve de petites différences entre les données Drees et les données RPU [diapo 13]. Par chance quand on additionne le tout, on efface ces différences. Ce sont toujours un peu les difficultés quand on fait des analyses avec différents modes de calcul. Il n’y a cependant pas une grande variabilité entre les données RPU et les données Drees.

Synthèse : Pour faire une synthèse sur les différences que l’on peut rencontrer sur les différents items présentés entre les données Drees et les données des Oru, sur le nombre de passages, on a montré la bonne exhaustivité des Oru [dia- po 14]. Sur la moyenne d’âge, on constate une petite différence dans le Limousin, qui s’efface lorsque nous additionnons les trois régions. Sur l’activité diurne, il n’y a pas de différence. Sur le CCMU, il n’y a pas de différence entre les données Drees et Oru, la différence existe par contre entre les régions. Sur le taux de traumatologie, il y a peu de différence. Sur le taux d’hospitalisation, on trouve une véritable différence. Sur la durée médiane de passage, on a vu une petite différence qui s’estompe quand on analyse les trois régions.

Quand on fait la comparaison des données entre la journée Drees et les RPU de cette même journée, nous voyons une certaine superposition des informations. Cela nous conforte dans notre travail quotidien. Pour améliorer nos analyses il est indispensable qu’à l’avenir nous utilisions les mêmes méthodes de calcul dès qu’il s’agit de données multivariées. Je laisse au Dr Pierre-Bernard Petitcolin le plaisir de vous présenter la comparaison entre les données de la journée Drees et l’année 2013 des données des Oru Aquitaine, Limousin et Midi-Pyrénées.