C. BANKA TARAFINDAN DAVA AÇILMAS
IV. BANKANIN ÖDEME TALEBİNİ REDDETMESİ VE SONUÇLARI A GENEL OLARAK
Après l’arrivée, voyons maintenant la prise en charge des personnes âgées aux urgences, en comparaison avec celle des 15-74 ans [diapo 9]. Sur cette diapo, j’ai mis deux graphiques : à gauche, les six principaux motifs de prise en charge et à droite, les six diagnostics principaux. En bleu, les résultats pour les +75 ans et en vert les résultats pour les 15-74 ans. Sur les principaux motifs de prise en charge, on retrouve en premier lieu la traumatologie quel que soit l’âge des patients. Mais, c’est 35 % des motifs pour les 15-74 ans, alors que ce n’est qu’un peu plus de 22 % pour les personnes âgées. Par ailleurs, les personnes âgées ont des motifs un peu plus variés. On retrouve plus de motifs cardiovasculaires, neurolo- giques, respiratoires que pour les autres catégories de population. On retrouve ces résultats si on regarde le graphique sur les diagnostics principaux où les lésions traumatiques sont le premier diagnostic pour les 15-74 ans alors qu’il n’est plus le premier diagnostic pour les personnes âgées.
Les actes de soin
Concernant la prise en charge des patients, l’enquête nous permet aussi d’avoir une vision du nombre d’actes de soin, du nombre de personnes prises en charge dans des unités d’hospitalisation de courte durée (UHCD) ou qui ont fait un pas- sage sur un brancard pendant leur séjour [diapo 10]. Les résultats de ces 3 variables ont été repris dans ce tableau pour
les deux catégories d’âge. Dans la première partie du tableau, pour tout ce qui est actes de biologie, de diagnostic, d’imagerie ou de soin, dispense d’un avis spécialisé ou passage par la salle des urgences vitales, les personnes âgées sont plus nombreuses à en avoir bénéficié que les 15-74 ans. Les écarts sont assez importants. Dans la deuxième partie du tableau, 18 % des +75 ans vont en UHCD contre seulement 8 % des 15-74 ans. En bref, la prise en charge des per- sonnes âgées est plus lourde pour les points d’accueil des urgences.
3. L’après-urgence
Les modes de sortie des urgences
Les variables les plus discriminantes de l’enquête sur le passage aux urgences des personnes âgées versus des 15- 74 ans sont les variables concernant « l’après-Urgences » [diapo 11].
Pour vous le montrer, j’ai représenté ici la variable des modes de sortie des urgences. Le 11 juin 2013 ; plus des trois quarts des 15-74 ans sont rentrés chez eux après leur passage aux urgences. A l’inverse, 56 %, soit plus de la moitié des personnes âgées ont été hospitalisées après leur passage aux urgences. Ce n’est le cas que pour 17 % des 15-74 ans.
Si on fait un petit zoom sur les personnes âgées hospitalisées [diapo 12], sur ces 56 % de patients de +75 ans hospitali- sés après les urgences, l’enquête nous permet de détailler un peu ce qui s’est passé ensuite. 68 % des personnes âgées
sont parties dans des services de médecine générale et 8 % en soins intensifs ou en réanimation. Dans 25 % des cas, les urgences ont dû faire appel à plus d’un service pour trouver une place d’hospitalisation à ces patients. On a tout de même 17 % des cas où le service d’accueil à la suite des urgences n’est pas adapté à la pathologie des patients âgés. Enfin, en cas d’hospitalisation dans un autre établissement, ce qui ne représente que 5 % des cas, les raisons principales en sont le manque de place ou le défaut de plateau technique de l’établissement d’origine.
Les durées de passage
Parlons des délais de passage aux urgences [diapo 13]. Dans ce tableau, pour l’ensemble des patients, j’ai regroupé les durées de passage en 3 grands groupes, <2 h, entre 2 et 4 h et >4 h pour les +75 ans versus les 15-74 ans. Dans la première partie du tableau, on voit que les délais de passage aux urgences sont plus élevés pour les personnes âgées, qu’elles soient hospitalisées ou non. Presque 60 % des +75 ans restent plus de 4 h contre 30 % des 15-74 ans.
Si on sépare les patients hospitalisés ou non hospitalisés, on se rend compte que les durées de passage sont dans tous les cas plus élevées pour les personnes âgées. Surtout, ce qui n’est pas forcément intuitif, la différence est aussi impor- tante quand les patients ne sont pas hospitalisés à la sortie des urgences. Donc, ce n’est pas forcément que le fait de trouver une place dans un service pour hospitaliser les personnes âgées qui rallongerait les temps de passage des per- sonnes âgées. En fait, pour les patients non hospitalisés à la sortie des urgences, on a aussi près de 42 % des 75 ans et plus qui restent plus de 4 h contre 20 % des 15-74 ans.
On a examiné d’un peu plus près les patients non hospitalisés à la sortie des urgences [diapo 14]. Quand elles ne sont pas hospitalisées, les personnes âgées sont plus nombreuses aussi à avoir séjourné en UHCD ou sur un brancard que les 15-74 ans. Parmi les patients qui ont séjourné en UHCD, 76 % des 75 ans ou plus restent plus de 8 h alors que pour les 15-74 ans ce n’est que 65 %. Il y a 52 % des personnes âgées qui ont séjourné sur un brancard durant leur passage aux urgences alors que c’est le cas pour 40 % des 15-74 ans.
Pour conclure, je vous ai présenté les premiers résultats obtenus sur les personnes âgées à partir du questionnaire « pa- tient » [diapo 15]. On envisage de continuer cette étude de plusieurs manières. D’abord, on aimerait mettre en place une typologie des patients de 75 ans ou plus. Ensuite, on aimerait aussi exploiter le questionnaire « structure » afin d’aller plus loin sur l’étude des déterminants des temps de passage aux urgences pour les personnes âgées. Enfin, on voudrait aussi analyser les disparités géographiques de la prise en charge des personnes âgées.
Je vous remercie de votre attention.
Jean-Marc Philippe
Merci beaucoup, Madame Mauro, pour cette présentation. Nous allons enchaîner tout de suite avec un autre focus un peu différent puisqu’elle concerne une pathologie particulière, l’accident vasculaire cérébral (AVC). Il s’agit d’une pathologie que l’on pourrait qualifier de traceuse. Elle va être intéressante à analyser sur son parcours dans les structures d’urgence. Dr El Khoury.