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les. L'une des lignes osl la ligne Bucarest Bulgarie-! Inns/ide, C’esl l'épine dorsale du réseau routier des Balkans. Les trois Grandes Capitales se trouvent sur rad ie voie: Belgrade-Sophia-Cons/ple. Res te Bucarest-Athènes. Pour ces deux Ca pitales, je crois que la route qui est indi quée c'est la transversale qui va de 8»- phia à Bucarest.
Ce serait la deuxième affaire Ralka niqua qu'il faudrait poursuivre.
On pourrait aller de Bucarest-Belgrade et de Bucarest-Sophie-Cons/ple directe ment.
2o) Quand au Contrôle des tracés pour la construction des lignes on doit tenir compte des lignes touristiques.
Je réclame d'étudier cette question un peu plus profondément.
— Jevlitch — Les routes touristiques
surtout de chaque pays ,et chaque pays fera les routes qui vont dans les diverses sens touristiques pour aller d'un pays à •Vautre, pour aller de la Suisse en Bul garie, de lilalie en Suisse.
— C. Sturiza — Chez nous en Rouma nie on travaille beaucoup à cette roule pour relier Bucarest à Giorgevo. On a e f fectué déjà les premiers 60 kilomètres. L'i dée d'une grande route pour relier Bu canfst est du plus grand intérêt économi que. Nous faisons tout ce qui est néces saire pour l'assurer.
Nous avons un pont que nous appelons Charles 1er qui relie la Roumanie à la Dobroudja.
Mais choz nous, il y a encore une idée, il s’agit de celte grande route à la quel - Je parle des idées touristiques spéciales le nous travaillons et qui nous relie à 1' Occident. C'est la Grand» Route Gerno- vitz dans la vallée dt>X... ères. Ce serait cette grande route qui relierait la pé ninsule Balkanique avec l'Occident, Bu dapest et même avec' la Pologne. .... Le Président — Je suis en train d'é
tudier un rapport sur le coût des diffé re n ts systèmes de routes en Italie.
La séance est levée.
Le thé à l’Union des
Dames turques
Discours de Seniha Reouf Hanem (Turquie.)
Je suis heureuse d'avoir ici l'occasion 1 de vous exprimer au nom de l'nion des Femmes Turques la vive satisfaction que nous éprouvons en vous voyant réunis dans notre antique cité. ...
N'est-ce pas les femmes qui ressentent le plus vivement les affres de la guerre. Tandis que les hommes emportés par 1' ivresse de la lutte, déploient toute leur fouguquse énergie à la destruction quit tes à se remettre ensuite à tout recons truire ave,e la même indomptable volon- j fé, ce sont les femmes qui pansent les î blessures qui pleurenl les victimes.
Aussi nous vous sommes très recon- ! naissantes, Messieurs de constater, que l'esprit de paix est devenu- une nécessité universellement reconnue, et de voir qu‘ à celte Conférence Balkanique où nous ai mons reconnaître une phase du raproche- mont universel, vous avez bien voulu nous consulter.
Oh ,notre réponse sera rapide n'en doutez pas.
La km m o est idéalislo, je le sais. Mais n‘est-'ce pas par cela même un avantagé? Sans entrer dans les détails techniques et politique, elle saisit le fond même de la question et elle dit péremptoirement:
«Messieurs, vous ne vous disputerez plus. Vous nous avez déjà coûté trop ck larmes. Il faut nous entendre. »
Je, sais que cet appel ne sera pas sans réponse. Je l'ai compris hier matin dans l'immense salle du Palais où a eu lieu 1' inauguration. Pendant qu'au dehors la tempête grondait si fort, je me sentais réchauffée d'un grand espoir. On dit que les foules ont une âme. J'ai compris alors celte vérité d'une façon saisissante, car j ’ai scnli autour de moi l'ambiance d' une âme chaleureuse et fraternelle, for te de la volonté de la paix. Et cet espoir s'est encore raffermi quand j'ai enten du u nrapport qui avait à mes yeux un intérêt immense, car c’était le rapport d' un ancien combattant hellénique, disant que sa ligue désire participer à la Con férence Balkanique et invite les anciens combattants de tous les autres pays a y
participer. ,
Ainsi de toutes parts nous voyons l’i dée gagner du terrain.
Les luttes cruelles qui ont déchiré ces beaux pays, quand elles ne les atteignent pas directement ne parvenaient que corn me des rumeurs sourdes et lointaines dans l'enclos du harem, mais n'en affee- taeint que plus douloureusement des â- mes dont la sensibilité avait été merveil leusement affinée, par cela même oubl ies avaient été si jalousement protégées contre toutes les rigueurs de l’exislenee.
Aujourd'hui que la femme turque, dé daignant l'abri des voiles et des grillages séculaires, a appris à regarder le mon de e nface, elle est heureuse et fière d'ê tre appelée à collaborer avec ses sœurs des Balkans à la noble tâche de l'Union.
Réponse de Mlle Th/atakis. déléguée hellénique
C’est- avec une émotion réele que je prends la parole dans cette maison du Peuple que nos camarades turques ont eti l'amabilité do nous réunir autour d' une tasse de ttié.
Mes impression se bousculent, mes é- moiions s'entrechoquent car je suis liée à ce pays par mille fibres .
Tout d'abord je tiens à vous exprimer 'mon admiration profonde pour l'oeuvre de la reconstruction à laquelle vous avez adhéré.
Guidés par un Homme, Homme de Génie vous tous hommes et femmes ,nvez eu le courage admirable, de détruire tous les murs que vous emprisonnaient. Vous avez ru l'audace de désobéir à des croyances 'jeentenaires, et dans ce siècle de dépravé mcnl et irréligion vous clos devenues voire pays, La main dans la main hom mes et femmes, ignorants tous les obsta ries et ferman Iles oreilles à loutes sortes de tentations extérieurs alléchantes, vous vous êtes bûches à reconstruire voire pays, pierre par pierre et vous en avait fait un modèle. — Honneur à vous chers amis.
Et quand l'heure tfe< réglements de cotnples est venue vous, messieurs, vous avez eu l'honnêteté de céder son dû à la Femme Turque.
aprtlrc d nue Religion: Reconstruire En offel, chères amies vos camarades vous ont ouverts loutes les portos, mémo celles qui continuent à rèslcr fermer pour la plupart de vos sœurs de l’Occi dent.
Nous lemmos Grecques nous avons beaucoup à vous cuvier. — Vous ave« des privilèges qui nous sont interdits. Qu'im porte! Il n ’est plus temps de parler des droits et des privilèges. L'heure est gra vi*! Nos intérêts sont lus mêmes.
Le Monde moderne paraît sombrer. Poules les forces sont indispensables pour aider l'humanité à dépasser ce tour riant dangereux.
Vous, Messieurs, vous avez la scien ce, l'expérience. Nous, apportons noire- foi. La Crise qui sévit dans ce monde en tier vous paraît comme un ouragan qui renverserait tout l'édifice des Sociétés modernes.
Ce n‘est que les doulqurs de l'Enfan tem ent car un monde nouveau naît, un? 'monde de justice et de paix.
Ea paix voilà l'idéal nous devons tous nous mettre au service de cette idée.
Lq premier pas c'est le désarmemenf — Unq campagne serrée est organisée dans ■tout le monde par les femmes. Des hom
mes de bonne — volonté, se sont rattachés à nous. — Dans tous nos pays ils se sont constitués dçs comités de propagande •Railliez-vous à eux Mobilisons l'opinions publique balkanique pour pouvoir impo ser sa volonté sur nos gouvernements. — C'est seulement par le* désarmement gra duel de nos pays, de toute l'Europe, que- l'horizon s'éclaircira. C‘q|Bt en faisant ce premier pas vers la paix que nous sorti rons du chaos économique et par consé quent du chaos moral et social dans lequel
se débat le monde de l'après guerre. Le courage de la Turquie à entrepren dre les réformes les plus osées doit servir d'exemple. — Regardons les difficultés en face. C’est l'attitude des femmes
dans tous les Vous, Mes
sieurs, qui avez la puissance en tre vos mains vous devez à votre con science vous devez à votre pays de ser vir de Guide dans cette voie.
Nous, femmes nous nous engageons de là manière la plus solenelle à vous se conder dans cette voie de salut.
Discours prononcé par Mlle Tcherkes déléguée de Roumanie à l'Union des
Turques.
Depuis quelques jours que je me trou* ve dans votre belle ville d’Istanbul je ne puis m’empêcher d'évoquer sans cesse les voyages que j'y ai faites précédem ment. De ce temps-là les femmes Tur ques nous dérobaient leur figure sous leur voile: elles restaient ainsi entourées d'un mystère autour duquel mon imagi nation voguait à l’infini. J'essayais sans cesse de surprendre un de leurs regards de ces regards qui, me semblait-il de vaient déchaîner des passions ardentes et vous étiez toutes pour moi, Mesdames, des héroïne de romans d'amours et de mort
♦ Aujourd'hui vous nous montrez votre* figure à découvert, le mystère est tom bé, vous êtes pareilles à nous toutes. Mais à force de vous regarder sans cesse de puis ces quelques jours il me semble,. Mesdames, recormaîlrq, que ce n'est point vous seules, mais nous toutes, femmes roumaines, femmes bulgares, et autres- qui avons jusqu'à présent porté un voi le sur la figure et cachions notre vrai visage, tandis que vous faisiez tous vos efforts pour nous dérober le vôtre. Nous portions le voile des préjugés ancestraux: et dans loutes les villes des pays étran gers que nous traversions, il nous sem blait voir aux fenêtres, des moucharabis derrière lesquels nous guettait un enne mi ombusqué. Aujourd’hui petit à petit nos voiles tombent et nos yeux s'ouvrent à une conception nouvelle de la vie, nous, laissons toutes, voir notre figure afin que tous y lisent les sentiments de notre* cœur de femme: sentiments d'amour, dé* fraternité et de confiance réciproque. Et c'est ainsi que se dessine du même coup,. Mesdames ,1 erôle qui nous est naturel lement échu dans cette conférence Bal kanique à laquelle nous sommes- cotre viés à collaborer.
Nous devons y conserver notre rôle do* femmes, tâchant d'atténuer les frotte ments et les aspérités. Car, permettez- nous de vous le dire, Messieurs, vous ê- tes souvent enchaînés de par votre tem~ péramment plus fougueux à mettre plus* dq violence dans vos discussions et nous* sommes heureuse.s d'être là pour’ calmer et adoucir. C'est ainsi d'ailleurs que nous autres, Roumaines, avons com pris notre rôle politique. Pour concerver notre indépendance morale, beaucoup dk entre nous ont refusé de s'inscrire dans les pacles politiques ,elles se sont ef forcées d’imposer un peu plus d'émé- nité dans les discussion politiques et j'o se dire qu'elles y sont parfois parvenues. Il me reste. Chères Amies de Turquie: à vous remercier pour nous avoir mon
tré pendant notre séjour ici votre vraie' figure, figure de bonté et de douceur et nous avoir donné l’ocasion do vous mon trer la nôtre.
Cette magnifique réception nui nous a élé faite dans ce cadre merveilleux d'Is tanbul. relie réception dans votre «ho me.» si féminin, nous a permis de vous- connaître .de vous apprécier de vous ai mer et rentrées dans nos pays, nous di rons que nous avons vu enfin la «Femme Turque» cl qu’elle est comme les fem mes de tous les autres pays, de l'Union Balkaniques une messagère de paix et d*e.- fralernité.
U ne rectifica tio n
M onsieur le Directeur.
Dans le «Journal d'O rienl» du 2.T courant (page réservée à la deuxiè me Conférence Balkanique) est re p ro duit entre autres les procès verbal de la Commission de Communications. Dans ce procès-verbal mon nom est cité, p ar une e rreu r de la personne chargée de sténographier. N 'ayant pas. pris part à plusieurs discussions de là Séance sur la question des coin-- muni cations ayant rapport aux q u es tions ferroviaire, je me suis borné a u x discussions relatives au Tourism e.
Veuillez ag réer .Mes. e le ... Dr. Pavié Yervich. Délégué Yougoslave pour le
Tourism e.
Kişisel Arşivlerde Istanbul Belleği Taha Toros Arşivi