NOT 27 - FİNANSAL ARAÇLARDAN KAYNAKLANAN RİSKLERİN NİTELİĞİ VE DÜZEYİ
D. Bilanço dışı kredi riski içeren
Les activités humaines dépendent fortement de l’organisation spatiale des villes et des infrastructures, et sont à l’origine d’un certain nombre d’impacts environnementaux (Alberti et Susskind, 1996). La forme urbaine est conditionnée par des choix politiques répondant à des besoins en termes de nombre de logements, de densité et d’infrastructures. Ces choix ont d’importantes conséquences sur l’environnement, et a fortiori sur les processus écologiques. Le processus d’urbanisation transforme les sols de manière irréversible et modiie de fait l’environnement des activités humaines (Zipperer et al., 2000). Les impacts de l’artiicialisation des milieux naturels par les sociétés humaines peuvent être évidents ou plus subtils (Alberti et al., 2003). Les effets évidents sont par exemple la construction de nouvelles routes ou bâtiments fragmentant et supprimant les taches d’habitat de certaines espèces (Berling-Wolff et Wu, 2004). Les effets plus subtils peuvent être la conversion de forêts en milieux agricoles, puis en banlieue périurbaine, ou des phénomènes météorologiques tels que les pluies acides. Ces effets peuvent être immédiats, par exemple les vallées noyées par la construction d’un barrage, ou plutôt à long terme, comme la construction de nouvelles infrastructures routières favorisant la croissance urbaine à 20 voire 100 ans. Sans évoquer précisément les formes urbaines en tant que telles, la littérature fait état de la
variété des impacts environnementaux de l’urbanisation, et de manière plus générale, des activités humaines. Les activités humaines affectent directement l’occupation du sol, qui régule la diversité biotique, la productivité primaire, la qualité des sols, le ruissellement et la pollution (Alberti et
al., 2003). L’artiicialisation directe des milieux naturels par le processus d’urbanisation modiie les microclimats et la qualité de l’air en altérant la surface terrestre et en augmentant la chaleur générée (Oke, 1987; Zipperer et al., 2000). L’artiicialisation des sols par l’urbanisation accroît la proportion de sols imperméables ce qui modiie les lux d’eau, de nutriments et de sédiments (Arnold et Gibbons, 1996; Leopold, 1968). Ces modiications de l’environnement par les activités humaines impactent les processus écologiques et fragilisent les dynamiques des écosystèmes (Alberti et al., 2003).
Certains auteurs travaillent sur le processus d’urbanisation d’une manière générale, d’autres
plus spéciiquement sur les formes urbaines. Les impacts environnementaux principaux
de l’urbanisation concernent la modiication de l’occupation du sol et l’augmentation de la consommation de ressources (Turner et al., 1991), l’altération des habitats et de la composition des espèces (McKinney, 2002), l’introduction d’espèces exotiques (Alberti, 2005; Gonzalez- Abraham et al., 2007), la rupture de processus hydrologiques (Arnold et Gibbons, 1996) et la modiication des cycles nutritifs (Grimm et al., 2000; Vitousek et al., 1997). Les impacts environnementaux, les impacts écologiques concernent plus spéciiquement les rapports entre les êtres vivants et leur environnement, mais aussi les relations développées entre les organismes eux-mêmes (lore et faune sauvage) (Burel et Baudry, 1999). La littérature scientiique fait état d’un manque de connaissances concernant l’impact écologique des formes urbaines (Alberti, 2005; Ramalho et Hobbs, 2012). Peu d’études évaluent directement l’impact écologique des formes urbaines globales, par exemple villes monocentriques versus villes polycentriques ou villes compactes versus villes étalées. La forme urbaine détermine la qualité et la connectivité des habitats écologiques non détruits lors du processus d’urbanisation (Bierwagen, 2005; Tratalos
et al., 2007). Bierwagen (2007) montre que les relations entre la forme urbaine et les processus
écologiques sont complexes. Il semble impossible de déterminer un seuil ou une règle unique pour une forme urbaine optimale permettant de protéger conjointement toutes les espèces. Ce travail de thèse consiste ainsi à tenter d’apporter des réponses aux questionnements relatifs à ces relations entre formes d’urbanisation et processus écologiques.
c
onclusion duchapitre1
Il est désormais communément admis que les formes urbaines ont des répercussions importantes sur les trois sphères du développement durable : le volet social, économique et environnemental. Les volets sociaux et économiques concernent plus particulièrement les populations humaines. Même si les formes urbaines ne sont pas toujours optimales, l’homme a une capacité d’adaptation qui lui permet de s’accommoder des formes urbaines existantes, par exemple par l’utilisation de nouveaux modes de transports, la création de lignes de transports en commun plus performantes, le développement du télétravail… En revanche, l’impact environnemental des formes d’urbanisation revêt un caractère beaucoup plus irréversible. L’un des déis majeurs du XXIème siècle consiste
donc à maîtriser ces formes urbaines en limitant au maximum leur impact sur l’environnement, tout en maintenant un certain équilibre économique et social.
Chapitre 2
l’écologIe
du
paysage : un
cadre
conceptuel
pour
l’évaluatIon
des
Impacts
écologIques
L’
évaluation de l’impact écologique des formes d’urbanisation menée dans ce travail s’appuie en partie sur des méthodes utilisées dans le champ de l’écologie du paysage. La présentation des notions fondamentales de ce domaine fait l’objet de ce deuxième chapitre.En 1935, Arthur G. Tansley introduit un des concepts clés de l’écologie, l’écosystème (Tansley, 1935) qu’il déinit selon deux grands principes.
– L’écosystème est un élément dans la hiérarchie des systèmes physiques allant de l’univers à l’atome.
– L’écosystème est composé par les organismes vivants (biocénose) et le milieu physique (biotope).
Quatre années plus tard, le biogéographe allemand Carl Troll propose le terme d’écologie du paysage (landschaftsökologie) (Troll, 1939). Pour Troll, l’écologie du paysage combine l’approche spatiale « horizontale » des géographes avec l’approche fonctionnelle « verticale » des écologues. La discipline de l’écologie du paysage telle qu’elle est développée actuellement prend son essor dans les années 1980. En 1982, est créée une association internationale d’écologie du paysage :
l’International Association for Landscape Ecology (IALE). Des publications et des ouvrages
fondateurs posent ensuite les bases d’une discipline prenant en compte les interactions entre le paysage et les activités anthropiques (Forman et Godron, 1986; Risser et al., 1984; Turner et al., 1989; Urban et al., 1987).
L’écologie du paysage permet l’intégration des sciences naturelles, comme l’écologie, la botanique ou la zoologie, et des sciences humaines comme la géographie, l’aménagement du territoire ou l’architecture. Cette pluridisciplinarité fournit un cadre conceptuel et méthodologique riche pour l’étude des perturbations anthropiques sur les écosystèmes.