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2. GENEL BİLG İ LER

2.2 ULTRASON

2.2.5 KESİKLİ ULTRASON TEDAVİSİNİN ENDİKASYONLARI

Un premier changement se trouve dans le Rituel de la Vigile pascale. Tous sont invités à prier en silence pendant un certain temps :

À la fin de la leçon, ou après le cantique, on dit les oraisons de la façon suivante : tous se lèvent, le prêtre dit Oremus, le diacre Flectamus genua, et tous à genoux prient en silence pendant un certain temps ; quand le sous-diacre a dit Levate, tous se lèvent et le prêtre récite l’oraison284.

Ce temps de silence lors de la flexion du genou prend ses racines dans la pratique très ancienne de plier le genou pour la prière285. Il existait déjà dans certains rituels, comme l’atteste le Missel de Lyon qui conserve un usage antique franc demandant que le célébrant fasse suivre Oremus d’une interposita morula, d’un bref intervalle de prière286. Cet agenouillement témoigne d’une pratique ancienne de s’arrêter pour un instant de prière en silence avant l’oraison, une pratique probablement plus utilisée dans l’office monastique que

282 « II est bien de construire l’autel majeur séparé du mur, pour qu’on puisse en faire facilement le tour et qu’on

puisse y célébrer vers le peuple, et il sera placé dans l’édifice sacré, de façon à être véritablement le centre vers lequel l’attention de l’assemblée des fidèles se tourne spontanément » (Instruction Inter oecumenici, n° 91).

283 P. J

OUNEL, Les premières étapes de la réforme liturgique, p. 5.

284 S

ACRÉE CONGRÉGATION DES RITES, Rubriques à observer le Samedi-Saint là où l’on fait la Vigile pascale qui

vient d’être rétablie, n° 16.

285

Cf. P.BORELLA, Oremus - Flectamus genua – Levate, p. 403-406, qui cite Cassien, un témoin important, puisqu’il décrit la liturgie qu’il a vue à la fin du quatrième siècle : les moines occidentaux avaient pris l’habitude de prier un moment agenouillé entre les psaumes (tandis que les moines orientaux prient plutôt debout). Borella évoque également saint Césaire d’Arles (470-542) qui recommande d’obéir à l’invitation de plier le genou ; celui qui, pour quelque infirmité, est incapable de s’agenouiller humblement, peut au moins incliner la tête. Il réprimande les autres qui ne font pas assez cette génuflexion avec leur corps, ou qui ne veulent pas se mettre à genoux (cf. CÉSAIRE D’ARLES, Sermo 76, CCL, vol. 103, p. 315).

286

“Il Messale di Lione del 1904, prescrive che il celebrante deve allargare le mani, ed iniziare la collecta solo dopo aver fato seguire l’Oremus da una interposita morula. Pur di data recente, l’uso lionese attestato, rappresenta un antico uso franco, documentaro da Martene: ‘Ex veteri Missale Lemovicensi diaconus ante primam orationem cantabat: Flectamus genua, atque interim sacerdos dicebat hanc orationem: Flecto genua mea ad Patrem D.N.I.C., ex quo omnis paternitas in coelo et in terra nominatur. Idque per totam quadragesinam. Et certe ex Ordinario Narbonensi postquam diaconus Flectamus genua dixit, parva debet intercipi morula, antequam subiiciat: Levate’ (MARTENE, De antiquis Ecclesiae Ritibus, t. 3, l. 4, c. 17, Anvers, 1737). Questo breve intervallo, morula, segna il tempo della preghiera individuale; questa si fa in ginocchio; preciò è preceduta dall’invito Flectamus genua, ed è seguita dalla collecta sacerdotale, che rappresenta la preghiera della Chiesa; questa si fa stando in piedi; e, perciò, il ministro intima Levate” (P.BORELLA, Oremus - Flectamus genua –

dans la messe287. Quoi qu’il en soit, cet arrêt a été abandonné et réintroduit lors de cette réforme de la Vigile. Gaël Millet en précise la portée :

Il faut avoir à l’esprit le manège littéralement insensé qui s’était instauré à propos de ces agenouillements successifs et qui n’en étaient plus. A cause d’un esprit rubriciste – et sans doute aussi un brin d’orgueil, – le diacre n’avait pas fini de dire : « Fléchissez le genou » que le sous- diacre ordonnait : « Levez-vous ». Que « tous s’agenouillent et prient quelques instants en silence » réintroduit la mystagogie sans laquelle cette veillée n’a pas lieu d’être. Ce sont ces quelques instants de prière en silence et cette écoute communautaire des lectures, assis, découverts à la veillée pascale de 1951 (obligatoire en 1955) qui s’étendront à toutes les célébrations, établissant un climat de sainteté dans toute l’Église288.

Ce changement va être intégré dans le Missale Romanum de 1962. Nous nous souvenons que le Ritus servandus prévoyait que l’on se relève sine mora surgens. Comment la rubrique a-t-elle été modifiée ? Comparons les deux versions :

1920 : [Sacerdos] dicit: Oremus. Flectamus genua; et illico, manibus super Altare extensis, ut se ipsum ad Altare sustineat, genuflectit, et sine mora surgens, eadem voce ministro respondente:

Levate, manibus extensis dicit Orationem (RS V, 4).

1962 : [Sacerdos] dicit Oremus, ac deinde: Flectamus genua; et illico, manibus super altare extensis, ut se ipsum sustineat, utrumque genuflectit ac, iunctis manibus, per aliquod temporis

spatium in silentio orat; deinde dicit: Levate, surgit et, manibus extensis, dicit orationem289 (RS V, 4).

Le Missel ne fait qu’appliquer le Code des Rubriques paru en 1960 qui demande que tous fléchissent le genou et prient en silence pendant quelques instants :

Les mots Flectamus genua, Levate, lorsqu’ils sont prescrits dans le missel, doivent être dits par le diacre à la messe solennelle, et aux autres messes par le célébrant ; et après Flectamus genua, tous, à genoux, prient en silence avec le célébrant pendant quelques temps ; lorsque l’on a dit Levate, tous se lèvent et le célébrant dit l’oraison290.

Notons ce changement mineur : il n’est plus question de sous-diacre291. C’est au diacre seul, ou à défaut au célébrant, d’inviter à s’agenouiller et à se relever. Le changement majeur est que le Flectamus genua s’accompagne d’un temps de prière en silence.

Cette rubrique sera cependant critiquée, d’abord parce que l’on a gardé cette indication qui semblait conçue en fonction d’un vieillard : « Les mains étendues sur l’autel pour se soutenir, il fléchit les deux genoux292 ». Ensuite parce qu’elle ordonnait au prêtre, à défaut du

287

Ainsi, Vagaggini affirme que s’il y avait des silences au cours de l’office, il n’y a pas de trace sérieuse de prière au cours de la messe au moment du Flectamus genua, ce qu’il explique par le fait que la messe est une action, où l’on refait ce qu’a fait le Christ lors du dernier repas : “Anticamente, nell’ufficio divino monastico, tra la recitazione dei salmi, vi sono stati talvolta momenti piú o meno prolungati di preghiera privata in silenzio. Comunque, nella messa propriamente detta, nella messa dei fedeli, nessuna seria traccia di simili momenti sospensivi ufficiali di preghiera e di meditazione privata. La messa e l’azione sacra per eccellenza; e cosa che si fa: eucharistiam facere; sacrum facere; oblationem facere“ (C. VAGAGGINI,Il senso teologico della liturgia, p.

244). Cependant, le Missel de Lyon que nous venons de citer prouve le contraire.

288

G. MILLET, Des lectures de la veillée pascale à la Parole de Dieu, p. 79-80.

289

Tout au long de notre étude, quand nous comparerons deux éditions d’une même rubrique, nous mettrons en gras les nouveautés de la nouvelle édition.

290 Le nouveau Code des rubriques du Bréviaire et du Missel romain, n° 440. 291

Le sous-diaconat et les ordres mineurs ne seront pourtant abolis que dix ans plus tard par le Motu proprio

Ministeria Quaedam du pape Paul VI.

292 P. J

diacre, de dire : Levate avant de se relever. « Or il est évident qu’on ne donne pas un ordre à genoux293 ». Ces deux inconvénients vont être corrigés dans le Ritus servandus promulgué en 1965 :

Chaque fois qu’en disant la messe on doit dire les mots Flectamus genua - Levate, le célébrant, étendant puis joignant les mains, dit Oremus et ensuite Flectamus genua; et aussitôt il fléchit les deux genoux et prie en silence pendant un certain espace de temps; puis il se lève, dit Levate, et, les mains étendues, dit l’oraison294.

Le prêtre dit Levate, non pas étant à genou, mais après s’être levé. La rubrique est simplifiée en ce qui concerne les gestes du prêtre.

Le célébrant a désormais la possibilité de marquer une pause entre l’invitation Oremus et l’oraison à toutes les messes :

Après avoir dit l’hymne Gloria in excelsis ou bien, s’il ne faut pas le dire, l’ayant omis, le célébrant, étendant puis joignant les mains chante ou dit à haute voix Dominus vobiscum [...] Tous répondent : Et cum spiritu tuo. Ensuite le célébrant, étendant puis joignant les mains, dit : Oremus, et, ayant fait une pause selon qu’il le juge opportun, étend les mains et chante ou dit l’oraison295.

Ainsi, suivant la demande du Concile d’observer « en son temps un silence sacré », le Missel de 1965 fait un pas important en demandant un temps de silence ou « une pause » à chaque messe lors de la prière d’ouverture :

Si le RS laisse une plus grande liberté dans l’ampleur à donner aux gestes de la prière, il invite en même temps à intérioriser cette prière. Jusqu’ici on semblait oublier que le mot Oremus et l’oraison qui suit appartiennent à deux genres différents : ‘Prions’ est un invitatoire adressé à l’assemblée; la collecte, une supplication que le prêtre fait monter vers Dieu au nom de l’assemblée. Il est normal qu’un temps de silence sépare l’invitatoire de la prière, ne serait-ce que pour permettre aux fidèles d’entrer psychologiquement dans l’attitude de prière à laquelle le célébrant vient de les convier. La prière silencieuse constitue un élément essentiel de la prière liturgique, comme le rappelle la Constitution conciliaire (n° 30) [...] Il convient désormais qu’à chaque messe, avant la collecte et la postcommunion, toute l’assemblée (célébrant, ministres, clergé et peuple) consacre quelques instants au recueillement et à la prière silencieuse. Si l’invitatoire doit être développé dans une phrase par le célébrant ou par le diacre, on ménagera toujours un temps de silence sacré (SC 30) entre l’exhortation et la prière sacerdotale296.

Pierre Jounel fait bien de souligner la portée de l’Oremus, « Prions », qui est une invitation à la prière. Pour qu’elle ait du sens, il est bon qu’elle soit suivie par quelques instants où l’on se met effectivement en prière.

Nous voyons donc comment la rubrique Flectamus genua a évolué progressivement, en incluant (ou retrouvant) un temps de prière en silence, avant que la génuflexion ne disparaisse complètement dans le Missel de 1970 et ne laisse place qu’à la prière silencieuse. Avant d’étudier ce missel, passons rapidement en revue les autres modifications des rites de la Semaine Sainte et du Missel de 1962 qui concernent le silence dans la liturgie de la messe.

293 P. J

OUNEL, Les premières étapes de la réforme liturgique, p. 68.

294

Ritus servandus (1965), n° 35, dans P. JOUNEL, Les premières étapes de la réforme liturgique, p. 67.

295

Ritus servandus (1965), n° 32, dans P. JOUNEL, Les premières étapes de la réforme liturgique, p. 64.

Benzer Belgeler