5. TARTIġMA

5.2. Bulguların TartıĢması

Les réponses apportées par les accompagnements ne répondent pas toujours aux besoins des personnes.

« (…) J’ai fait assez rapidement comprendre que ça me prenait du temps plus que ça ne m’aidait en fait oui, j’ai un petit peu pas trop voulu avoir cet accompagnement-là. (…) je passe mes journées à travailler et que je n’ai pas forcément 2 - 3 h à consacrer à ces rendez-vous parce que je pense que j’ai… Enfin j’en ai fait plein des rendez-rendez-vous que ce soit avec Pôle emploi avec la CAF, etc. Je peux avoir parfois des difficultés financières, mais qui ne viennent pas d’une difficulté à gérer mon timing, mes clients il n’y a pas il n’y a pas vraiment… j’ai peut-être des besoins d’aide mais pas ce que peut m’apporter la CAF ou le conseil départemental. » (E3 L 56 à L 65)

« Pôle emploi non, service social oui mais après est-ce que c’est bien on pas bien pour moi c’était une perte de temps on va dire. Je trouve que le service social reste le service social ils font venir des personnes pour créer des groupes qui peuvent être bien pour d’autres personnes mais en l’occurrence moi non puisque je savais… y’a certaines démarches voilà je sais les faire. Ils créent des groupes pour des personnes qui sont au RSA pour voir quelles sont leurs difficultés après y’a des personnes qui ont plus ou moins de difficultés mais moi ça ne m’a pas servi ça ne me servait à rien quoi. » (E 6 L 58 à L 67)

Nous avons identifié plusieurs facteurs pouvant être à l’origine des décalages, en premier lieu, le repérage des destinataires de l’accompagnement via le logiciel phénix en se basant sur des variables telles que la « situation familiale » « le statut » (porteur de projet, créateur d’entreprise). Ces informations ne sont pas toujours fiables, elles ne sont pas forcément à jour, certaines ne sont pas disponibles. C’est le cas par exemple pour la

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personne E9 L. qui travaille à son compte : l’information ne figure pas dans le logiciel, elle n’est pas identifiée comme travailleur indépendant. Pour pouvoir prétendre à un accompagnement dans le cadre du marché T.I, son référent unique doit l’orienter vers cette prestation, néanmoins, son dossier est rattaché à une structure le SSD et non à un référent unique.

Le schéma d’accompagnement semble également induire des décalages entre les prestations proposées et le besoin de la personne.

« Ben j’avais l’impression de perdre mon temps, c’était une horreur. Soit j’y suis allée une fois, ils ne m’ont pas rappelé ils m’ont dit finalement vous n’avez pas besoin de nous. » (E 2 L 242 à L 243)

En théorie, les quatre types d’accompagnement paraissent être une bonne manière de pouvoir proposer un accompagnement au plus près de la situation de la personne, de ses besoins, afin de permettre la construction de parcours ascendants et différenciés en fonction des objectifs de l’accompagnement.

Or, dans les faits, les accompagnements proposés ne sont pas toujours en adéquation avec la situation de la personne. C’est le cas, pour E6 N. elle souhaite s’inscrire dans une démarche d’insertion professionnelle, mais est réorientée vers le service social qui n’a pas vocation à faire de l’insertion professionnelle.

« J’ai voulu reprendre une activité quand même parce qu’il commence à être grand et c’est là qu’on rencontre quand même pas mal de problèmes.

C’est-à-dire ?

Manque d’informations, des personnes qui ne savent pas vraiment nous diriger C’est qui ces personnes ?

76 Ben ça dépend parce qu’à chaque fois on vous dit vous dépendez d’untel ou d’untel donc comme je sortais de l’ANPE, j’étais à l’ANPE au début. « Non vous ne dépendez plus de nous vous dépendez du pôle Social ». Le pôle social les assistantes sociales elles sont bien gentilles mais ce n’est pas forcément leur domaine la recherche d’emploi voilà tout simplement. »

(E 6 L 16 à L 25)

« …Il fallait relancer l’inscription au niveau des ASSEDIC il faut quand même être inscrit pour avoir les offres donc ça je l’avais fait et suite à ça le service social m’avait contacté en me disant que je dépendais d’eux qu’il fallait que je vois avec eux par rapport aux recherches d’emploi bon ben j’ai dit soit l’ANPE c’est là le service social c’est là pour moi c’est deux choses différentes mais bon. » (E 6 L 81 à L 85)

Le risque de cette catégorisation est de cantonner une partie des publics à l’insertion sociale alors même qu’elle a le souhait de travailler.

Se pose aussi la question de la cohérence de l’orientation. E 10 IS a été orientée vers un parcours mobilisation sociale en mars 2018, alors qu’elle était déjà dans une dynamique d’insertion professionnelle. Elle était en attente d’une réponse pour un emploi. Elle a d’ailleurs démarré un emploi le 2 mai 2018.

Cette catégorisation ne remplit pas la fonction d’un accompagnement différencié adapté aux besoins parce que les orientations ne sont pas suffisamment réinterrogées. Cette défaillance ne permet pas d’être attentif aux évolutions de la situation des personnes, et ainsi pouvoir mobiliser les dispositifs adaptés. Par ailleurs, les personnes qui présentent le plus de difficultés sociales et professionnelles sont orientées en parcours mobilisation sociale et ont pour référent unique le service social. Souvent, c’est une structure qui est identifiée et non un professionnel. Elles sont moins accompagnées alors que les besoins sont plus importants et diversifiés.

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Le schéma d’organisation peut aussi induire des paradoxes. Les personnes orientées en parcours emploi ont l’obligation d’être inscrites sur la liste des demandeurs d’emploi, même si elles ne sont pas en recherche d’emploi. C’est notamment la situation des travailleurs indépendants.

« Ben pour vous donner un exemple je suis créateur d’entreprise avec un enfant seul et j’ai un rendez-vous pôle emploi où la personne veut absolument me trouver un travail sachant que je ne veux pas trouver un travail, je suis demandeur d’emploi sans indemnisation, je suis simplement demandeur d’emploi pour l’administratif pour mes bas salaires en fait je ne suis pas à la recherche d’un emploi concrètement. Je suis inscrit à pôle emploi parce que j’ai des salaires qui ne sont pas fixes et je peux avoir des mois où je gagne 200 € donc ces mois-là, j’ai besoin d’un RSA qui va venir compléter et pour avoir le RSA, il faut que je sois inscrit chez Pôle emploi, donc je ne suis pas chez Pôle emploi pour trouver un travail. »(E3 L 83 à L 90)

A la lecture des verbatim, il apparaît que lors des entretiens, les personnes ont abordé l’accompagnement de façon générale. Il a été question des accompagnements développés par le SESI et l’offre d’accompagnement pôle emploi. Aussi, il apparaît qu’un lien peut-être fait sur l’influence du vécu d’un accompagnement.

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