2. KAVRAMLAR
2.5. Bilgi Teknolojileri
Pour construire une collection, il convient d’en créer le concept (1), d’en identifier les pièges (2), et d’en construire le protocole de collection (3).
1. Explication du concept de la collection
Comme nous l’avons dit, la collection aura pour but d’aider les lecteurs à lire le théâtre. C’est un moyen d’inciter les lecteurs à découvrir ou redécouvrir ce
genre dans son acception littéraire. C’est pourquoi chaque ouvrage de la collection est accompagné d’une vidéo de présentation, produite par son auteur ou un professionnel (éditeur, professeur, etc.) dans laquelle des clés de lecture sont données au lecteur pour facilité sa compréhension du texte, et lui en donner une interprétation. L’objectif de la collection est d’attirer des lecteurs curieux, qui sont attachés à la qualité des textes et dont la vidéo peut amener à se rapprocher d’un genre jusque là souvent considéré comme élitiste.
2. Les pièges à éviter
Il est impératif de ne pas vulgariser abusivement les pièces. Le théâtre doit rester un genre littéraire de qualité, il doit être adapté pour tous publics sans être dénaturé. Sa qualité ne doit pas être amoindrie. Le secteur pourrait sinon perdre le peu de lecteurs qui considèrent déjà que le théâtre se lit. Lectorat qu’il ne faut pas infantiliser. Les lecteurs ne doivent pas se sentir réellement aidés. La communication sur la collection doit leur montrer qu’il s’agit d’un complément à la lecture, d’ouvrages bénéficiant de quelque chose de supplémentaire (c’est le cas quand on présente aux lecteurs des ouvrages comprenant des entretiens par exemple). Elle doit également attirer les lecteurs qui sont pour le moment peu nombreux en théâtre, en mettant en avant la vidéo comme étant l’explicitation, l’interprétation du locuteur.
En outre, nos ouvrages ne doivent pas pouvoir être confondus avec une collection de théâtre jeunesse. En effet, un QR code peut sembler adapter aux adolescents, et une version plus ou moins expliquée d’un texte peut sembler être une édition scolaire. Par conséquent, la charte graphique doit être moderne et sobre. C’est également une des raisons du choix de la maison dont la collection de théâtre jeunesse (Heyoka jeunesse) est très identifiée. Les couvertures sont colorées, avec des formes plutôt rondes ou des typographies enfantines. Ainsi, il est peu probable qu’une confusion soit possible avec notre nouvelle collection.
3. Protocole de collection
Les ouvrages seront donc des titres de théâtre contemporain ou de classiques contemporains. Il s’agira de textes inédits. En effet les lecteurs ne rachèteraient pas une pièce pour la vidéo, même s’ils ont un doute sur la bonne compréhension du texte ou aimeraient avoir un avis. Ils la regarderaient plus probablement en librairie sans acheter l’ouvrage. Il faut donc leur donner envie de lire des textes nouveaux.
En voici le protocole de collection : La fabrication
Format : 12 X 18 cm Dos carré-collé
Papier intérieur couleur crème, impression en noir et blanc. Papier de couverture en quadrichromie.
La couverture
Titre : Lucida Calligraphy, corps 18.
Sous-titre le cas échéant : Minion pro, corps 12. Auteur : Minion pro, corps 24, ferré à droite.
Illustration : Une demi-page mais en laissant de la place dans le bas de la page pour le nom du département et de la collection. 25 cm entre le bas de la page et l’illustration.
Nom du département : en bas de la page, au dessus du nom de la collection, ferré à gauche.
Nom de la collection : centré, tout au bas de la page.
Le dos
Titre centré, Lucida Calligraphy, corps 18.
Prénom et nom de l’auteur en haut (Minion pro, 12).
La quatrième de couverture
Diffusion, prix et crédit de la couverture en bas à gauche. ISBN, code barre et prix en bas à droite.
QR code au centre et explication de la collection en haut à droite, en rouge.
Rabats
Un court texte qui résume le début de l’intrigue. Justifié en haut du rabat, Minion pro, corps 21.
Biographie de l’auteur sur le rabat de la couverture avec une photographie de l’auteur.
Intérieur :
Corps 12, Arial, justifié.
Nom du personnage suivi d’un tiret cadratin avant chaque prise de parole. Marges de 2 centimètres.
Numéro de pages en bas à droite. Didascalies en italique centrée. Interligne 14 points.
Titres (au besoin) : centrés.
Nous choisissons une police facile à lire, un corps assez grand et des marges importantes afin de faciliter la lecture, d’amener un confort. Le but est de donner au lecteur l’envie de parcourir le texte. Enfin nous choisissons un format de poche et un dos carré collé pour limiter les frais de fabrication. L’utilisation des tirets avant chaque prise de parole sert à amener un code habituel du texte de théâtre et donc à rassurer le lecteur, mais aussi d’entrer le texte dans un caractère littéraire. Le résumé est plutôt sur le rabat car le QR code est jugé plus important, étant la base de la collection et l’objet qui doit amener de nouveaux lecteurs. Les textes de théâtre ne bénéficiant pas de beaucoup de lecteurs, les éditeurs recherchent toujours des moyens d’établir leur équilibre financier. C’est pourquoi nous resterons dans une fabrication simple. L’intérieur sera en noir et blanc. En
effet, nous ne souhaitons pas d’illustrations ni de photographies. Le texte doit rester autonome par rapport à la scène, il ne doit donc pas y avoir, par exemple, de photographies de représentations.