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La psyché adopte les mécanismes de défense en faveur du Moi-Idéal. Le besoin de se défendre trouve sa logique dans le constat que pendant le « processus de la reconstruction ‘pour un autre’, le sujet se retrouve face à une aliénation fondamentale qui la lui a fait construire ‘comme une autre’, et qui l’a toujours destinée à lui être dérobée par un autre. » 69

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66. ibid. p. 90.

67. Le séminaire de Jacques Lacan, op. cit. p. 126. 68. Baas B., 1992, op. cit. p. 46.

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Face à l’Autre, le sujet ressent d’être soumis au survol absolu tout pareil à un tableau devant le regard du critique. La croisière du regard de l’Autre et le désir insatisfait éveille la prise de conscience de sa dépendance;70 circonstance dans laquelle le sujet se sent pris au piège et par la suite, susceptible à l’insécurité identitaire.

De plus, confronté par l’image du corps divisé, il pourrait se trouver envahit par l’angoisse qui, à son tour engendra des sentiments liés à l’agressivité, le refoulement, ou la résistance.

Certes, le sujet se construit par la socialisation et les interactions entretenues mais, l’acte d’assumer une multiplicité d’identités peut aussi résulte à un sujet clivé par l’obligation d’assumer des rôles ou attitudes psychiques opposées et indépendants lors de l’interaction. Sa crise interne est augmentée que une fois entré dans l’espace symbolique, le sujet aperçoit le contenu de son identité se refait en étant jouée et risquée dans la communication avec l’autre. 71

Pour mieux visualiser la position du sujet, reprenons que lors du stade de miroir le sujet a eu d’une identification fondamentale et la conquête d’une image, celle du corps, « qui structure le moi ou plutôt le « je », avant que le

sujet s’engage dans la dialectique de l’identification à autrui par la médiation du langage. » 72

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70. Klein M. & J. Rivière J., 2001, L’amour et la haine : le besoin de réparation, Paris, Payot,

& Rivages, p. 23.

71. Spitz R., 1968, op. cit. p. 64. 72. Palmier J.- M., 1970, op. cit. p. 22.

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De ce fait, le clivage du sujet peut se manifester en deux manières : d’un côté, en lui-même en tant qu’individu constitué comme sujet et de l’autre côté entre lui-même et les rôles attendu de lui qu’il doit intégrer dans son être. 73 Pour

maintenir son équilibre et faire son unité, Il lui faudra repérer et conserver une position conciliatrice.

La symbolisation, c’est-à-dire la formation d’un symptôme sous l’effet d’un processus symbolique met en place la problématique de la structure de l’inconscient par rapport au langage. Le symptôme se révèle en tant que symbole mnésique 74 c’est-à-dire symbole d’affect lié à l’inhibition et l’angoisse.

Sur un premier plan, le phénomène serait manifesté « par les stéréotypies d’un discours où le sujet […] parlé plutôt qu’il ne parle […] » 75 et ponctue ces moments par « les jeux sériels de la parole, et ce qui est primordial à la naissance des symboles ».76

La deuxième possibilité discernable trouve sa représentation dans les données du champ psychanalytique en forme d’’inhibition et d’angoisse » 77 dont la modulation serait mis à jour chez le sujet à travers, parmi d’autres symptômes, ses suspensions, ses hésitations, ses inflexions et ses lapsus, tous impliquant l’interférence au cours d’interaction.78

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73. Vion R., 1998, « Du sujet en linguistique », p. 193-197, in Vion R., (éd.) Les sujets et leurs discours : Énonciation et interaction, Université de Provence, pp. 189 - 201. 74. Arrivé M., 1994, op. cit. p. 52.

75. ibid. p. 278. 76. ibid. p. 318. 77. ibid. p. 278. 78. ibid. p.103.

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Le refoulement, ici pris comme synonyme d’inhibition d’instance, nous désigne tout ce qui sert à empêcher le progrès du sujet, voire des régressions qui ne se manifestent « que par des inflexions, des tournures, des

‘trébuchements si légers’ […] » 79 devenant plutôt plus accentués quand, le

sujet ressent le vide, des sensations de pénurie ou d’appréhension. Si nous y ajoutons les phénomènes de la répétition et l’oubli, le rapport entre l’énonciation et le signifiant se révèle bien compliqué.

Ici se trouvent aussi les phrases inachevées qui sont de façon générale

« suspendues au moment où le mot plein qui leur donnerait leur sens manque encore, mais est impliqué. » 80

Dans ce cas, le symptôme est « le signifiant d’un signifié refoulé de la

conscience du sujet ».81 La manque du sujet sera lié à l’objet « là où le sujet se constitue au lieu de l’Autre, c’est-à-dire aussi loin que possible, au-delà même de ce qui apparaître dans le retour du refoulé. »82

L’angoisse, quant à lui, est un phénomène de bord 83 jouant par rapport à

l’objet la fonction dusignal 84 produit à la limite du moi quand celui-ci se sent menacé. De façon générale, elle est vécue en tant que peur d’un objet dont la menace est imprécise et parfois comme sensation qui peut « survenir sans

qu’on en connaisse l’objet précis […]: un serrement de cœur […] venant de

causes purement subjectives […] ». 85

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79. ibid. p. 250.

80. Lacan J., 1999, op. cit. p. 294. 81. ibid. p. 279.

82. Le séminaire de Jacques Lacan : livre X, p. 127. 83. ibid. p. 140.

84. ibid. p. 102.

85. Baas B.,1992, op. cit. p. 89, citant Kant, Anthropologie du point de vue pragmatique, trad. de M. Foucault, éd. Vrin, 1984, p. 112 (traduction modifiée).

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Face au même objet, l’angoisse produira des différents phénomènes de dépersonnalisation 86 chez une collectivité de sujets. L’angoisse devant un danger réel s’acquiert dans l’enfance par l’éducation87 et se distingue d’une

crainte sans objet tangible 88 à la fonction du manque. L’appréhension est ici conçue comme liée à un objet inconnu.

Elle est angoisse de quelque chose c’est-à-dire, la représentation refoulée, que la médiation devrait permettre retrouver, dont les traits inhérents sont l’indétermination et l’absence d’objet. Le sentiment d’étrangeté qui saisit parfois le sujet et qui, pousse à l’extrême, l’amène à ne plus se reconnaître et provoque des angoisses de dépersonnalisation.

Celles-ci proviennent d’une apparente inadéquation entre la réalité externe et l’effet qui relève essentiellement de la réalité interne. Le sentiment prévalent à son tour engendre des stratégies évitement le conflit et de l’angoisse de castration inscrit à l’inconscient au cours d’une série de l’expérience d’absence de l’objet et de confrontation à l’inconnu. 89

La maîtrise de la situation fait appel à l’investissement libidinal de la représentation de soi dont certains paramètres y est essentiel, à savoir : la

capacité de valoriser qui ne « requiert pas le recours excessif à

l’idéalisation » et aussi la capacité d’intégrer divers images de soi, « bonnes et

mauvaises que celle de représentations d’objets bonnes et mauvaises.»90

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86. Le séminaire de Jacques Lacan : livre X, p. 141.

87. Amar N. et al. 1997, « Angoisses : Pluralité d’approches », Vol. 2 : Monographies de la revue française de psychanalyse, PUF, p. 25.

88. Le séminaire de Jacques Lacan : livre X, p. 155.

89. Emmanuelli M. & Azoulay C., 2001, Les épreuves projectives à l’adolescence :

Approche psychanalytique, Paris, Dunod, p. 35. 90. ibid. p. 113.

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Le désir acquiert donc le caractère métonymique dans le sens que l’homme qui est obligé de parler se passe par la demande pour la satisfaction de son besoin. Or, pour parler, il lui faut entrer dans le langage, donc dans un discours préexistant. 91

Pourtant, l’expérience permettant le sujet dépouillé de ses défenses de subir la pression intentionnelle résulte à l’image de dislocation corporelle, situation dans laquelle le sujet se trouve déconnecte de sa vécu quotidienne et se sent conduit vers le refus ; voire « dans les ratés de son action […] dans l’aveu de ses fantasmes privilégiés […] dans les rebus de la vie onirique ». 92